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mercredi 4 février 2026

Kawasaki ZXR-7 Team Kawasaki France 1991

Aujourd'hui nous allons remonter le temps pour nous projeter en 2014 et plus précisément au salon Intermot de Köln. A cette époque, ce salon était un véritable salon : tous les constructeurs étaient présents avec leurs nouveaux modèles et la plupart des stands exposaient des machines de compétition, anciennes ou nouvelles générations. Le stand Kawasaki ne faisait pas exception et présentait de magnifiques modèles, dont cette sublime Kawasaki ZXR-7 TKF de 1991.

La Kawasaki ZXR-7 Team Kawasaki France

Autant le dire tout de suite, cette moto est une véritable légende. Avec son esthétique particulièrement réussie, elle a même donné lieu à une version réplica route créée par Godier Genoud. La ZXR-7 a remporté de nombreux succès en Endurance, avec l'équipe Team Kawasaki France (TKF) de Kawasaki Motors France (KMF)

La Kawasaki ZXR-7 de la Saison 1990 d'Endurance 

L'aventure de la Kawasaki ZXR-7 en endurance a commencé en 1998. Après quelques déboires, notamment en raison de problème de fiabilité (alternateurs etc.), Kawasaki gagne le Bol d'Or sur le circuit Paul Ricard en 1991, devenant ainsi champion de monde d'Endurance 1991.

La ZXR-7 répond au règlement TTF-1, avec une cylindrée de 749 cm3. Ce moteur a été livré durant les 8 heures de Suzuka 1991; auparavant il s'agissait d'un moteur de série équipé d'un kit racing.
C'est un quatre cylindres, quatre temps, seize soupapes à refroidissement par eau. Il développe environ 140 chevaux à la roue arrière à 13 500 tr/mn, avec un régime maxi à 14 200 tr/mn maxi. Cette limite était abaissée pour la course, afin d'assurer la fiabilité sur 24 heures.
Ce moteur est alimenté par quatre carburateurs Keihin à guillotine de 39 mm 
Livré du Japon, le quatre cylindres est ensuite préparé et adapté par TKF à Anemasse. 
 
La ZXR-7 1991. Une véritable machine d'usine avec ses carters en magnésium, son alu aux soudures brut de fonderie, le carbone kevlar et le titane pour le collecteur d'échappement.
 
Le cadre est spécifique, c'est-à-dire qu'il n'est pas issu de la moto de série. Il est constitué de deux longerons en alu sans berceau inférieur. Il y avait aussi quatre types de té de fourche disponibles, afin  de jouer sur la chasse tout en gardant les 24° d'angle de la colonne de direction.
La fourche est une Kayaba inversée, réglable en compression, détente. La jante Marchesini est une 17 pouces. 
Le bras oscillant est disponible en trois versions, il y avait trois centimètres de différence entre la version courte et longue. L'amortisseur, monté sur le système unitrack, est un Kayaba, entièrement réglable.
La jante arrière pouvait être en 17 ou 18 pouces, un héritage du passé. 

Le poids à sec est de 155 kg et son réservoir en aluminium fait 24 litres, comme la réglementation l'exige. 

La face avant de la ZXR-7 1991, le phare pouvait être rouge 

Le moteur de la ZXR-7 développait 140 chevaux à la roue arrière. On note le Ram Air avec son manchon carbone-kevlar  

Il existait trois versions de bras oscillant usine, plus ou moins courts, c'était selon. Le silencieux d'échappement est en carbone. Notez le maitre-cylindre du frein arrière. 

La ZXR-7 est tout simplement magnifique

La fourche est une Kayaba, les disques des Brembo

Il y avait quatre versions de té de fourche disponibles

Les étriers de freins 4 pistons sont des ISR suédois et la jante Marchesini


La saison 1992 repart sur la même base mais la suspension arrière est retravaillée. Multipliant les victoires, la ZXR-7 remporte une nouvelle fois le titre de champion du monde d'Endurance 1992.

La ZXR-7 aux essais pré-24 heures du Mans.  Le système Unitrack a été retravaillé et l'échappement n'est plus en carbone. L'équipe fait la part belle aux Anglais avec Fogarty, Rymer, Hislop

Poster de la ZXR-7 1992. Il ornait un mur de ma chambre bien entendu.

 

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Brochure Kawasaki ZX-7 R 1997 

lundi 8 avril 2024

BROCHURE SUZUKI GSX-F 750 1992

A la fin des années 80, en réponse au succès de la Honda VFR 750, Suzuki lance une sportivo-gt bon marché la Suzuki GSX-F 750, elle fera un carton au niveau des ventes.

La Suzuki GSX-F 750

Un carénage à la "CBR", un moteur emprunté à la GSX-R 750, la bonne recette. (extrait de la brochure Suzuki GSX-F 750 1992)

 Alors qu'en France sa cible était la Honda VFR 750, sur d'autres marchés elle visait clairement la Honda CBR 750 Hurricane. Commercialement la mission fut atteinte car la GSX-F en déclinaison 750 fut un succès commercial même si curieusement de nos jours, la moto ne reste plus dans beaucoup de mémoire

Le moteur de la GSX-F 750 était emprunté à la GSX-R 750, c'était donc un 4 cylindres en ligne refroidit par air et huile (le fameux SACS) qui développait pour l'occasion 92 chevaux, il était donc retravaillé pour offrir moins de puissance mais plus de couple par rapport à la sportive. Malgré son bon aérodynamisme, la GSX-F était en retrait en vitesse de pointe puisqu'elle est mesurée à 233 km/h contre 240 pour la GSX-R. Il lui faut 11"7 pour franchir 400 mètres en départ arrêté, contre 11"4 pour la sportive, mais arrêtons les chiffres.

La GSX-F se voulait plus confortable qu'une GSX-R, capable de rouler vite et longtemps avec son gros réservoir de 20 litres et surtout financièrement elle était plus abordable, surtout pour ceux qui n'avaient pas les finances pour la sportive. N'ayons pas peur des mots, elle est la digne grand-mère de la Suzuki GSX-8R 2024.        

La brochure de la Suzuki GSX-F 750 1992

Cette brochure de 4 pages a été éditée pour Suzuki France en 1992.

Brochure de la Suzuki GSX-F 750 1992
Brochure de la Suzuki GSX-F 750 1992

La brochure peut être scannée gratuitement et intégralement en haute résolution pour les besoins de la presse papier ou bien  aux clubs moto sur demande. Précisez dans votre mail le nom du média ou du club.

Aucune reproduction ne sera faite pour les particuliers.

Attention aucune brochure n'est à vendre, elles font partie de ma collection personnelle.

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BROCHURE SUZUKI GSX-S 750 2021

Aujourd'hui SBK80 vous montre la brochure d'un roadster qui, même si les ventes étaient corrects, n'a pas eu la carrière qu'il méritait, il s'agit de la Suzuki GSX-S 750.

La Suzuki GSX-S 750  

La Suzuki GSX-S 750 a été présentée au salon de Cologne en 2016

En 2017, la Suzuki GSX-S 750 prenait la succession de la très bonne Suzuki GSR 750, à vrai dire il s'agissait en réalité d'une version actualisée de la GSR.

La moto a été présentée en première mondiale au salon de Cologne 2016. Sans surprise, elle reprenait la bonne base mécanique issue de la Suzuki GSX-R 750 2005 mais retravaillé pour offrir moins de chevaux (112 chevaux) et un peu plus de couple à moyen régime. Comme souvent chez Suzuki, la partie-cycle se montrait très saine malgré des réglages limitées dans ses suspensions.

Contrairement à la GSR 750, elle était dotée d'un tableau de bord électronique, d'un anti-patinage réglable, et d'une meilleure finition, même si la peinture du réservoir peut se montrer légère avec le temps.

En 2017, la Suzuki GSX-S 750 avait les honneurs de la gamme Roadster Suzuki 

 

La brochure de la GSX-S 750 2021

La brochure présentée ici ne fait que deux pages. recto-verso. Elle est destinée au marché français.

Brochure de la Suzuki GSX-S 750 2021

 

Brochure de la Suzuki GSX-S 750 2021

La brochure peut être scannée gratuitement et intégralement en haute résolution pour les besoins de la presse papier ou bien  aux clubs moto sur demande. Précisez dans votre mail le nom du média ou du club.

Aucune reproduction ne sera faite pour les particuliers.

Attention aucune brochure n'est à vendre, elles font partie de ma collection personnelle.   
 

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Brochure Suzuki GSX-8S 2023

Brochure Suzuki SV 650 2021

dimanche 12 août 2012

KAWASAKI GPZ 750 TURBO 1983-1984




Génèse de la Turbo 

 
Kawasaki a commencé à penser au moteur turbo en 1978 et dès janvier 1981, le constructeur japonais présente un premier prototype basé sur une Z 650 et développant près de 100 chevaux et 225 km/h. Cependant, ce moteur peu fiable et pointu pousse Kawasaki à augmenter la cylindrée et à adopter le nouveau moteur de 750 cm3. Ce prototype équipé d'un turbo Hitachi est présenté fin 1981, puis un nouveau prototype avec carénage intégral apparaît fin 1982. Cerise sur le gâteau, il est équipé d'un tableau de bord électronique, qui sera abandonné sur la version définitive. 
 
Le prototype de la Kawasaki Turbo n'est pas très esthétique

Le design définitif est confié à M. Suzuki, designer de toute la gamme ZX, qui a travaillé sur les GPZ. M. Hosoi est responsable de la partie cycle et M. Matsunada s'occupe du moteur ; il s'est également chargé de l'injection des ZX 1100.

L'objectif du turbo est assez simple : il doit permettre à une moto de plus petite cylindrée, et donc moins lourde, de rivaliser, voire de supplanter les grosses 1 000 cm3 en termes de performances.

Les ingénieurs de la GPZ 750 Turbo sont présents lors de la présentation mondiale

 

Enfin là !


La Kawasaki 750 Turbo a été développée à partir de la GPZ 750, dont elle a conservé la base mécanique et les grandes lignes de la partie cycle. La recette est assez classique : un moteur 4 cylindres refroidi par air à double ACT et deux soupapes par cylindre. La suralimentation est assurée par un turbo de marque Hitachi HT 10 B Turbo Charger qui souffle à une pression de 0,85 kg/cm^(3). L'alimentation est assurée par une injection électronique DFI. La Kawasaki développe 112 chevaux pour 233 kg à vide, ce qui donne un rapport poids/puissance de 2,08 kg/ch. La boîte de vitesses n'a que cinq rapports.

Le moteur de la GPZ 750 va servir de base à la GPZ Turbo

Le filtre à air est situé sur le côté du moteur près du vilebrequin

La partie cycle est un cadre tubulaire à double berceau en acier. La fourche est à assistance pneumatique, mais ne dispose pas du système AVDS de la marque. La suspension arrière est le célèbre système Unitrack, avec un réglage de la détente hydraulique sur quatre positions. Les pneus sont des 110/18 à l'avant et 130/18 à l'arrière.

Le turbo est situé sur l'échappement


La différence avec une GPZ 750 de base ?

La colonne de direction est augmentée de 20 mm, on note la présence d'un pontet de rigidification en aluminium sur la fourche. 14 kg plus lourde que la ZX du à la présence d'un carénage intégral, d'une injection etc. La hauteur de selle est diminuée.
Les ressorts de fourche sont plus durs, tarage du ressort de l'amortisseur arrière plus important et bras oscillant renforcé. Les disques avant et arrière sont augmentés de 10 mm et les durites sont traités intérieurement au téflon.  
Les rapports de boite sont différents excepté pour le 3e rapport, 8 dents de plus à la couronne arrière et une cloche d'embrayage renforcée.  


"Il suffit de savoir que la 750 distille 10 mkg à 6 500 tr/mn"
 

Une fois en selle, la position est assez droite, les pieds reposent au sol, les avant-bras ne sont pas trop en appui et les poignets ne souffrent pas. Bref, c'est confortable, même s'il faut aller chercher les demi-guidon très loin devant.

Le carénage est renforcé mais bonjour la prise de poids
Le tableau de bord de la GPZ 750 Turbo est complet, il y a même une jauge à essence

Le moteur est d'une souplesse exemplaire : il tourne à 1 500 tr/min en cinquième sans à-coup et reprend en douceur sur un filet de gaz. En dessous de 5 000 tr/min, la poussée est molle et anémique, mais une fois que l'aiguille du compte-tours dépasse cette valeur, le turbo entre en action. À ce régime, le moteur offre deux visages : soit une puissance importante, mais sans agressivité, si votre accélération est constante depuis les bas régimes, soit une puissance démoniaque, si vous coupez les gaz et que le turbo, grâce à son temps de réponse, se déclenche soudainement. Il suffit de savoir que la 750 distille 10 mkg à 6 500 tr/min (!!!) pour être convaincu de la poussée et des sensations qui vont avec. Ces chiffres sont identiques à ceux d'une Suzuki TL1000S full power, un bicylindre de 1 000 cm³ sorti 15 ans plus tard. On applaudit la prouesse technologique !

Cette poussée sauvage est agréable en ligne droite, mais dans les virages, le temps de réponse du turbo Hitachi pose tout de même des problèmes : pas assez de puissance ou trop de puissance, le manque d'efficacité est palpable.

Le renfort alu est typique de la Turbo, le bas de carénage est démonté


"Sur petites routes les 750 est camionesque"

La moto est performante, avec ses 235 km/h, soit 10 km/h de plus qu'une Suzuki GSX-R 750 de 1985. Le turbo, qui atteint une pression de 980 g, permet même à la Kawasaki de franchir les 258 km/h et de disposer de 130 chevaux. Au-delà, c'est-à-dire à 1,2 kg, les 150 chevaux sont atteints, mais le moteur rendra l'âme rapidement.

Pour les reprises, il faut naturellement composer avec le temps de réponse du turbo, mais à 140 km/h, elle déposait la plupart des motos du marché, y compris les 1 100 cm3. Revers de la médaille : la consommation, qui peut frôler les 13 litres aux 100 km en mode « énervé ».

La ZX Turbo était un vrai dragster et matez le casque Nava !

Et qu'en est-il du châssis ? Sur les petites routes, la 750 est camionnesque : la moto est raide à l'avant, réticente à entrer en courbe, surtout en freinant. La Kawasaki est plus stable qu'agile, ce qui la rend difficile à manœuvrer, et il faut carrément oublier l'improvisation, d'autant qu'il faut compter sur le turbo on/off, ce qui rend la tâche franchement ardue. C'est une machine pour les lignes droites ou les longues courbes, mais pas pour les routes sinueuses au revêtement moyen, les suspensions sont trop dures et l'anti-plongée relève constamment la moto. Cet anti-plongée, très en vogue à l'époque, est un véritable échec.

Le freinage ne posait pas de problème, même s'il était moins performant que celui de sa sœur, la GPZ 900 Ninja.

Les couleurs et la ligne sont sportives

Vendue en 1983 et 1984, la GPZ 750 Turbo, comme toutes les motos turbo, a été un échec commercial. Si le moteur est une vraie réussite, puissant et performant, voire plus qu'un 1 100, offrant des sensations inégalées, il a le malheur d'être associé à une partie cycle obsolète par rapport à la nouvelle génération apparue en 1984. Son principal défaut vient de la gamme Kawasaki 1984 et de la GPZ 900 R, sortie quatre mois plus tard, qui avait un châssis et un design plus modernes, ainsi qu'une technologie qui n'avait rien à envier à la Turbo, puisqu'elle était équipée d'un moteur 4 cylindres 16 soupapes refroidi par eau.


Performances
 
238 km/h
11''22 au 400 m D.A


 

La brochure d'époque 

 
La brochure d'époque m'a été donnée lorsque j'avais 12 ans. Elle a orné le mur de ma chambre mais je l'ai toujours.
 

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